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  • Patrick JOUBERT

Prendre son bien-être en urgence au lieu de prendre son mal en patience...

Mis à jour : avr. 18


La situation exceptionnelle que nous vivons nous impose encore plus que jamais de prendre un grand soin de nous.


J’ai été très touché par ce dessin, qui a beaucoup tourné mais qui me paraît très juste : cultivons notre intérieur pour ne pas être bouleversé par le manque de l’extérieur. Avec cette très belle "lemniscate" d’un genou à l’autre, à la base de la position assise, comme un appel à garder notre centre.


Pourtant, il n’y a aucun doute que la situation que nous vivons est anxiogène. De surcroît, il n’y a aucun doute que ce stress est de nature à nous fragiliser face aux pathogènes extérieurs : vous avez probablement vu passer cet article de Jean Pélissier, qui explique très clairement comment, du point de vue de l’énergétique chinoise, l’émotion de peur peut entraîner un profond désordre intérieur qui finira par affecter nos défenses immunitaires : https://www.facebook.com/jeanpelissiermtc/posts/1471394626374925


Il importe donc d’avoir bien conscience des mécanismes par lesquels le confinement peut devenir une source d’anxiété, afin d’éviter que ces mécanismes ne deviennent délétères pour nous. Car le premier effet du confinement est de nous priver de nos moyens habituels de nous adapter, alors que, justement, dans la vision chinoise et japonaise, notre capacité d’adaptation est ce qui nous permettra de rester en bonne santé.


En premier lieu, ce confinement intervient alors que le printemps est à son apogée, ce qui nous met dans un double paradoxe :

  • Tout d’abord parce que nous voilà privés de mouvement alors que le printemps est le moment où tout pousse, tout éclot, tout bouge : c’est la saison qui correspond à l’élément du "Bois", dont le premier effet est le mouvement. Habituellement, c’est la saison idéale pour faire de l’exercice à l’extérieur ! Et dans l’ancienne approche orientale, le printemps commence le 4 février et culmine à l’équinoxe : il y a quelque chose de contre-nature à ne pas (beaucoup) pouvoir bouger physiquement, à ne pas (beaucoup) pouvoir humer l’air de la nature qui change si vite…

  • Mais à l’inverse, en situation de confinement, ce mouvement « Bois » du printemps peut se retourner complètement contre nous : quoi de mieux que de se plonger dans les réseaux sociaux ou dans les meilleures des séries à suspense pour cultiver l’agitation intérieure, nourrir le tourbillon des émotions, c’est-à-dire alimenter tous les mouvements émotionnels typiquement « Bois » ? Quoi de mieux pour agiter la fonction « Foie » du corps, avec l’émotion de colère qui lui est associée ? Voilà donc « l’excès de Bois » qui nous guette plus que jamais ! Ne manquerait plus à cela que de compenser notre anxiété par le sucre, le chocolat, l’alcool, et le cocktail serait explosif…

Et c’est d’autant plus explosif pour les urbains que, si l’on envisage les choses du point de vue oriental, le contact avec la nature, avec la campagne, avec les paysages des calanques, sont de caractère "Yin", c’est-à-dire de nature à conduire au calme, à la lenteur, à apaiser. Tandis que la ville, avec son agitation et son mouvement incessant, est de caractère "Yang". Ceux qui n’ont pas la chance de posséder un jardin perçoivent durement ce manque, alors que, comme toujours dans la vision chinoise et japonaise, l’harmonie entre Yin et Yang est indispensable, vitale.


Ensuite, le confinement vient nous mettre dans un grand sentiment d’insécurité. Pas seulement à cause de la peur de tomber malade : le confinement vient perturber toutes nos routines qui constituaient nos repères et notre cadre. Alors que, une fois encore, ces routines peuvent constituer le pendant Yin de nos mouvements Yang. Or, toutes nos habitudes sont rompues :

  • Pour tous celles et ceux qui ont des enfants, nous voilà enfermés à devoir assumer le travail scolaire avec, en plus, pour beaucoup, le télé-travail. Rien de tel pour se mettre dans de grandes tensions quand, en plus, cela ne nous met pas face à des compétences qui nous manquent.

  • Nos espaces d’intimité, de solitude, sont considérablement réduits, tout comme nos possibilités habituelles de délassement, activités physiques, sorties, moments entre amis…

  • Tous les équilibres de la vie de famille et de la vie de couple s’en retrouvent chamboulés.

  • Il est donc parfaitement logique de développer dans cette situation un fort sentiment d’insécurité, avec toutes les émotions qui vont avec – et nous voilà revenus aux mécanismes décrits par Jean Pélissier pour affaiblir nos défenses.


Il est donc vital, indispensable, de faire attention à soi pour ne pas laisser le stress et l’anxiété nous envahir, et, au final, nous démonter.

Ce d’autant plus que, suivant les cycles que décrit l’énergétique chinoise, lorsque le « Bois » est en excès, il vient perturber, empêcher la « Terre », qui est la stabilité, le centre, la base sur laquelle s’appuient tous nos potentiels. On voit donc pourquoi les Chinois insistent tant sur l’harmonie, et pourquoi les Japonais ont mis l’harmonie et le calme intérieur au cœur de toutes leurs pratiques.


Il s’agit donc de faire ce que les chinois ont placé au centre de leur médecine traditionnelle, et ce qui est au centre de la pratique du Shiatsu : « soutenir le vivant ».


Il n’y a pas de recettes toutes faites. Et pour nous occidentaux, naturellement agités et dispersés, ce confinement en pleine saison du Printemps nous place face à de grands défis.


Voici quelques pistes que je vous propose d’explorer :


  • Garder un rythme : s’astreindre à une discipline, se coucher tôt, manger à heure fixe, recentrer son quotidien. Ce sera d’autant plus bénéfique que tous ces mouvements s’apparentent à l’élément "Métal" qui, lui, est de nature à calmer le "Bois".

  • Bien manger, en quantité raisonnable, en veillant à limiter le sucre. Car en cette saison du Printemps, il faut tout de même soutenir les mouvements du Bois, ce qui se fera en privilégiant les aliments de couleur verte – qui est la couleur liée à l’élément Bois, et ça tombe bien parce que c’est aussi la couleur des aliments de saison : artichaut, épinard, fèves, brocolis, cresson…

  • Et la diététique chinoise incite en cette saison à utiliser des aliments qui se trouvent avoir également un bon effet pour renforcer l’immunité : gingembre, thym, oignon, ail, piment….

  • En revanche, il convient de proscrire les saveurs acides (et tout ce qui peut développer l’acidité, comme le sucre…) et d’éviter les aliments trop froids : yaourts, fromage frais…

  • La Médecine traditionnelle chinoise enseigne que le printemps est le bon moment pour aider le bon fonctionnement du foie en faisant une cure de détoxification ou un drainage de cet organe. Pour cela, il existe de nombreuses recettes, recherchez celle qui vous conviendra le mieux. Les tisanes peuvent évidemment aider, ou plus simplement avec du jus de citron (le jus d’un demi citron frais et bio dans un demi verre d’eau tiède à jeun le matin durant une ou deux semaines). Et c’est idéalement la saison pour faire des jeûnes…

  • Car le maître mot en cette saison est la tempérance pour ne pas nous laisser emporter par les élans du Printemps et du Bois. Aussi prendra-t-on le temps d’observer et de ressentir la nature qui s’éveille : contempler les fleurs, les couleurs qui changent, le chant des oiseaux. Dans le Sud, nous avons la chance d’avoir cette merveille des arbres de Judée en pleine floraison !


  • Ce sera d’autant plus un défi que d’un point de vue émotionnel, le printemps conjugué au confinement vont nous porter à la colère. Alors il nous faudra tempérer cela en cultivant les émotions de patience et de gentillesse…


De plus, l’exercice physique sera essentiel pour délasser le mental autant que le corps. Puisque le périmètre de nos déplacements est restreint, une simple marche lente et consciente, en s’appuyant sur la respiration, en portant attention à l’appui et au déroulé des pieds sur le sol, fera le plus grand bien.


Ceux qui ont eu la chance d’apprendre le Do-In y trouveront une ressource précieuse pour bouger, stimuler, faire vibrer, dérouiller les articulations. Et les automassages feront le plus grand bien !


L’école iokaï de Shiatsu a hérité du trésor des étirements des méridiens enseignés par Shizuto Masunaga, qui permet réveiller tout le corps :


Enfin le calme extérieur et la détente du corps, c’est une chose, mais il nous faudra également cultiver le calme intérieur. Et nous tenir à l’écart de l’agitation mentale, ainsi que des émotions et des pensées qui nous tirent vers le bas.


La méditation sera donc d’un grand secours : si vous n’en avez pas déjà la pratique, il existe beaucoup de sites internet ou de vidéos pour vous accompagner. En cette période, je ne peux que vous encourager à suivre les enseignements en ligne du Jardin Intérieur, à Nîmes : c’est l’école qui a nourri tout mon cheminement depuis 12 ans. Voici le programme : http://www.le-jardin-interieur.com/programme-seances-direct-tutoriels-videos/ et voici le lien vers les vidéos disponibles : https://www.youtube.com/playlist?list=PL6smE2FRP-3R1y7gXQE-b8dc9Ao1Lx0fP



En attendant que les séances ne reprennent, je vous souhaite que cette période de grand ralentissement vous soit bénéfique.


Et n’hésitez à me contacter au 06.03.21.43.29, je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions !


© Patrick JOUBERT – Mars 2020

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